Une leçon de confessions de foi

Le processus de pardon et de liberté peut se montrer troublé, lorsqu’un mensonge subsiste …

Un lourd mensonge pèse dans la famille de Jacob, mais la vie continue. Seul le chagrin du père empêche l’oubli. La famine qui oblige à aller chercher du blé en Égypte va rouvrir une plaie mal fermée.

Le comportement de Joseph, que ses frères rencontrent à cette occasion, ne relève pas de l’esprit de vengeance, mais du souci louable de retrouver avec ses frères une heureuse communion quand il se fera reconnaître. Pour cela, il leur fait vivre des circonstances qui leur rappellent le passé. D’abord la prison en tant qu’espions (Genèse 42. 17), puis le retour sans Siméon, dont il faut expliquer l’absence à Jacob (v. 24). Enfin Joseph exige, en cas de deuxième expédition, la présence du plus jeune, Benjamin. Nul doute que la peine de Jacob en sera ravivée, ce qui ne manquera pas de peser sur la conscience des coupables. Ces circonstances créent un choc salutaire: “Ils se dirent l’un à l’autre: Certainement nous sommes coupables à l’égard de notre frère” (v. 21). Enfin, l’argent retrouvé dans leur sac les trouble et les laisse débiteurs du maître de l’Égypte.

La famine qui se prolonge oblige à un deuxième convoi de ravitaillement qui pose le problème de Benjamin. On imagine la détresse de Jacob qui, devant la pénurie, finit par accepter: “Prenez votre frère, et levez-vous, retournez vers l’homme; et le Dieu Tout-Puissant vous fasse trouver compassion devant l’homme…! Et moi, si je suis privé d’enfants, j’en serai privé” (Genèse 43. 13, 14).

Contre toute attente, les fils de Jacob sont bien reçus et sont invités par le maître de l’Égypte. Ils peuvent repartir sans difficultés avec Siméon. Mais, à peine sortis de la ville, ils sont rattrapés par l’intendant de Joseph et accusés d’avoir dérobé sa coupe. On la trouve dans le sac de Benjamin, qui est le seul juste parmi ses frères. Cet événement désastreux déclenche un réflexe salutaire de solidarité fraternelle: “Ils déchirèrent leurs vêtements… et ils retournèrent à la ville” (Genèse 44. 13).

Cette circonstance va contraindre les coupables à parler. C’est le début d’une lente confession. Revivre le passé fait partie de ce processus: “Je t’ai fait connaître mon péché, et je n’ai pas couvert mon iniquité; j’ai dit: Je confesserai mes transgressions à l’Éternel; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché” (Psaume 32. 5).

P.a.S

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